Kapten : « Dans 4 ans, nous voulons être le leader du VTC en Europe »

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Il y a quelques jours, Chauffeur Privé devenait Kapten en affichant son ambition internationale. Un an après son rachat par le groupe automobile Daimler, le VTC entend changer d’envergure afin de devenir le leader en Europe et le 5e mondial d’ici quatre ans. Pour cela, Kapten s’est lancé dans une opération de rebranding et de recrutement ambitieuse. Pour en savoir plus, TOM a interrogé Dimitri Tsygalnitzky, nouveau Chief Commercial Officer de Kapten, dans leurs locaux où règne une ambiance startup.

Pouvez-vous revenir sur la transformation de Chauffeur Privé en Kapten ?

Chauffeur Privé a été créé il y a sept ans par trois amis alors étudiants à Montréal et Paris. Uber se lançait tout juste dans cette partie du monde. Il s’agissait de palier au manque de transports dans la ville, notamment la nuit après des soirées arrosées. Les trois associés ont donc commencé à travers le BtoB en faisant des partenariats avec des lieux évènementiels. Chauffeur Privé est devenu ensuite essentiellement BtoC pour devenir le deuxième VTC sur le marché français. Mais des freins subsistaient, notamment financiers et liés à la marque, pour se lancer véritablement à l’international. C’est pourquoi la société a été rachetée en décembre 2017 par le groupe allemand Daimler. Cela a permis de recruter et de se développer. Et la semaine dernière, Chauffeur Privé est devenu Kapten, bien plus facilement prononçable pour une clientèle internationale.

Quel est l’ADN de Kapten ?

Kapten se démarque par sa qualité de service. Nous sommes les seuls à proposer un programme de fidélité qui repose sur de la gamification. Plus le client effectue de courses, plus il gagne de points et peut profiter d’avantages. Il remporte une course gratuite toutes les dix courses par exemple. Le prix de la course est lui aussi compétitif, ainsi que le temps d’attente. Il est rédhibitoire quand il dépasse les sept minutes. Sur Paris, notre temps d’attente est de 5 minutes en moyenne. Si je regarde actuellement, *il sort son portable et se rend sur l’application*, le temps d’attente est de 3 minutes. Comme pour les autres services de VTC, nos chauffeurs sont notés. L’époque du costard et de la bouteille d’eau est révolu, mais  nous faisons en sorte de conserver une bonne qualité de service. L’an dernier, un million de pourboires ont été versés, sur lesquels nous ne prenons pas de commission. Autre point fort : contrairement à nos homologues américains, nous payons nos impôts et nos taxes en France.

De quoi s’accompagne ce changement de nom ?

Nous voulions changer d’image car Chauffeur Privé était perçu comme haut de gamme, réservé à une frange de la population. Le but était d’atteindre plus de personnes. Ce changement de nom s’accompagne d’une baisse des prix des courses. Auparavant, le prix minimum de la course était de 8€, désormais il est de 6€. Cela profite aux clients, mais les chauffeurs ne sont pas en reste. Le temps d’attente du chauffeur est passé de 15 minutes à 10 minutes pour lui permettre d’effectuer plus de courses dans la journée.

Quelle est votre stratégie digitale ?

Nous voulons que l’expérience soit la plus simple possible et que l’utilisateur puisse réserver une course en quelques clics. Nous cherchons à rendre notre API disponible pour l’intégrer sur d’autres plateformes. C’est le cas notamment sur Google Maps ou Plans actuellement. Nos équipes sont organisées en tribes, le même modèle que Spotify. Cela permet de travailler de manière agile et d’améliorer nos services.

Quels sont vos prochains objectifs ?

D’ici 2020, nous voulons multiplier notre chiffre d’affaires par cinq, soit 800 millions d’euros. A horizon quatre ans, nous voulons devenir le VTC leader en Europe et le 5e acteur à échelle mondiale. Nous avons ouvert Genève, Lisbonne et Londres prochainement et comptons être présent dans trois autres villes européennes d’ici la fin de l’année. En 2020, nous aurons ajouté 15 villes. Nous réfléchissons également aux manières d’avoir un moindre impact sur l’environnement. L’équipe ne cesse de s’agrandir. Nous sommes actuellement 250 et nous devrions être 500 d’ici 2020. Pour ce qui est du long terme, vous aimeriez sûrement que je vous dise que nous travaillons sur des voitures volantes et autonomes, mais on en est loin (rires).

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